L’évidence : The XX
Pour tout vous dire, c’est le concert qu’on attendait le plus. La nuit tombée, The XX entre sur scène sous les cris stridents d’une foule en joie et démarre avec leur sublime Islands. La magie s’empare d’Arras et le bruit fait place à un silence des plus remarquables. Les murmures mélodiques de Romy et d’Olivier accompagnent à la perfection chaque note de l’album (VCR, Basic Space, Stars, Crystalised) sous un décor soigneusement pensé (X géant, lumière, vent). On retiendra l’excellente performance d’Intro et le formidable jeu de lumière sur la cymbale d’Infinity. Pure et minimaliste, le trio parvient à surprendre le public avec de nouvelles chansons plus électroniques et un solo de Jamie sur I’ll Take Care Of You (son duo avec Gill Scott Heron). Le rideau se ferme et le public scande le nom The XX demandant un rappel qui n’est point entendu mais il faut à présent se précipiter sur la petite scène puisque Metronomy a déjà commencé.
La mention « Passable »: Metronomy
Passer derrière The XX n’est pas une mince affaire mais le soutien du public est là, friand d’entendre sa chanson préférée. Ni bon ni mauvais, le trio défile leur pop (The Bay, The Look, Corinne, Everything Goes My Away) avec tranquillité comme une promenade dans les bois le dimanche après-midi. Ravis tout de même d’entendre Radio Ladio, une chanson de leur second album Nights Out qui permet à la foule de se dandiner davantage. Plaisant, sympathique, que de qualificatifs pour ne pas dire qu’on avait connu mieux comme concert de Metronomy.
La bonne surprise : Justice
« Bon ok j’avoue, c’était bien ». Voilà ce qui est sorti de notre bouche à la fin du show (oui parce que c’était un show). Il est vrai que nous sommes arrivés au concert avec beaucoup d’a priori. « Justice, un groupe de jeunots, de fluokids. » Dans un numéro de Tsugi, Xavier De Rosnay avait exprimé le fait que les gens appréciaient le groupe parce-que c’était Justice et d’autres détestaient pour la même raison. Objet de nombreux de débats, le duo est cependant très convaincant sur scène. Impressionnant voire époustouflant, Justice nous balance ses tubes (et surtout de la lumière) en plein visage. Avec D.A.N.C.E, Dvno, Audio Video Disco et le très attendu We are your friends (joué deux fois), Gaspard et Xavier mettent le paquet visuellement et musicalement. A la fin du live, notre collègue nous murmure à l’oreille « J’ai adoré l’effet machine de guerre ». Eh bien, nous aussi. Parce qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, et que Justice soit faite.
Texte: Elen Huynh
Photos: Jean Picon


























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