Les fins d’années se suivent et ont tendance à se ressembler : le Téléthon, Miss France, le calendrier des pompiers et le petit Jésus dans la crèche. Heureusement, pour nous sortir de ce marasme lugubre, décembre c’est aussi la Miami Art Basel. Soit une manifestation dédiée à l’Art Contemporain, créée à l’origine en 1970 sous le nom de « ART ». Tous les ans, les collectionneurs se retrouvent à Bâle au mois de juin mais depuis 2002, la foire s’est délocalisée dans la ville bling-bling de Miami, probablement pour offrir au gratin “socialite” l’occasion de parfaire son bronzage dans sa tournée de rendez-vous mondains internationaux : Coachella, Fashion Weeks, Cannes… Mais en dépit de son côté ‘show off’ assez ostentatoire, la Miami Art Basel n’est pas qu’un repaire de mondains comme un autre. Outre les pique-assiettes venus simplement se montrer – voire tenter de rencontrer de potentiels mécènes pour leurs projets pseudo artistiques -, cette dixième édition, panorama des arts modernes, présentera le travail de plus de 2000 artistes, attendus comme les messies par les places financières occidentales : un marché juteux et un secteur prospère qui font de l’art une valeur refuge en ces temps de marasme économique. L’art contemporain, viagra des bourses molles ?
Texte: Sandie Dubois





















©2011. Spray est un magazine des éditions Brotherhood