Officiellement lancé en 1984, Def Jam né de la rencontre entre l’afro américain très connecté Russell Simmons, 26 ans (le frère du Run qui donna la moitié de son nom à Run DMC), et de l’étudiant juif, hardos et barbu Rick Rubin, 21 ans, lequel claquera la porte du label dès 1988.
Russell Simmons et Rick Rubin, 1987
Quatre ans c’est peu, mais ces quelques années que le producteur surdoué passera chez Def Jam suffiront à modeler l’ADN du label dont les affinités avec le punk rock ont tendance à être oubliées avec les années.

Run DMC, Aerosmith, Russell Simmons et Rick Rubin
La publication iminente de la saga Def Jam, écrite par Bill Adler et traduite par Olivier Cachin, méritait bien que l’on rende hommage à son pendant métalleux en sortant du placard les deux plus belles collaborations rap/rock de l’Histoire musicale, fruits du génie de Def Jam.
1986: Run DMC feat Aerosmith – Walk This Way
1991: Public Enemy feat Anthrax – Bring The Noise
À noter dans cette dernière vidéo, Ice-T frétillant sur scène et qui fut plus largement, à travers Body Count, un autre digne représentant de la fusion entre metal, punk et rap (c’était avant qu’il ne préfère aller botter les fesses des pédophiles sur le petit écran).

Ci-dessus, la fine fleur de Def Jam shootée par Annie Leibovitz pour Vanity Fair à l’occasion des 25 ans du label: LL Cool J, Chuck D, Hank Shocklee, Flavor Flav, Rick Rubin, Russell Simmons, Tom Araya de Slayer, Lyor Cohen, DMC, le Révérend Run et « Runny » Ray White.
À l’image Kerry King (guitariste de Slayer) qui n’hésitait pas à mettre régulièrement le trash metal en veilleuse le temps d’un ou deux morceaux avec les Beastie Boys, les débuts de Def Jam furent une joyeuse partouze des genres musicaux orchestrée par Rubin et Simmons, dont l’histoire est détaillée à l’extrême par tout ce que le label a compté d’éminents contributeurs dans « Def Jam Recordings: La saga du label rap myhique » (à paraitre le 13 octobre et en pré-commande sur Amazon). Il est recommandé de s’y attaquer avec une bande son dédiée dans les oreilles, et pourquoi pas quelques tracks plus récentes mais toujours aussi hybrides enregistrées par le producteur barbu (cf le génial Stop fuckin with me de Lil Jon pour lequel Rubin aura allègrement samplé le hit de Slayer, Raining Blood).
Retrouvez 6 pages de Saga Def Jam dans le Spray n° 2.16, actuellement en kiosques.






















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