Chez eux, puis chez Jarmusch, il précise le rôle de sa vie, celui du looser héroïque  à la verve aussi vulgaire qu’assassine, dont Ghostbusters esquisse les premiers contours et qui explose 14 ans plus tard, dans Rushmore:

Pince sans rire, le plus grand acteur ricain des années 90 (selon les Cahiers du Cinéma) excelle dans son rôle de « papa courage » déphasé, qui vient réveiller l’oedipe des Scarlett Johansson et autres jolies jeunes filles en fleurs attendries. Un mec à la coolitude fanée qui s’offre régulièrement un coup d’éclat (lâcher un « Fuck Johnny Hallyday » hors de propos au milieu d’une conférence de presse par exemple) pour nous rappeler qu’à 60 ans passés, il est toujours en place.

Dans le dressing, le raté attendrissant compile costards ringards et détails de luxe, ou l’inverse. Un précepte que Bill Murray adopte à la ville comme au cinéma.

ON LUI ENVIE

Le tea time avec le Wu Tang (ici avec GZA et RZA)

Les sandales de piscine (ou assimilé)

L’écharpe en soie

La chemise bleue (mais pas le bonnet rouge)

Le prestige de l’uniforme

Le noeud pap’ qui fait la blague

La sélection de barreaux de chaise



ON LUI LAISSE


Le survet’ Fred Perry

La nuque longue de redneck

Les pâquerettes dans la barbe

Le look d’Hunter S Thompson (raté)

L’air convaincu

Les potes autistes

le look de geisha sur le green

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